L’historique du projet

Une priorité désormais devenue réalité

historique

La dernière grande radiale Paris-province non électrifiée est en voie de l’être. Récit.

Un des derniers axes ferroviaires Paris-province non électrifiés.

Les 166 km qui séparent la Capitale de Troyes, Préfecture de l’Aube, ouverts à l’exploitation en 1857 et 1858, font partie de la mythique ligne 4 Paris – Mulhouse – Bâle. Cette ligne du réseau ferré national dessert le sud-est de l’Ile-de-France et le sud de la Champagne. Elle revêt un caractère stratégique pour les territoires desservis, en participant à leur aménagement et à la dynamisation de leur économie.

C’est la dernière grande ligne radiale à ne pas disposer des possibilités offertes par la traction électrique, cette dernière n’étant en service qu’entre Paris et Gretz. Des premières études d’avant projet ont été réalisées dès le début des années 2000, dans l’optique d’une électrification qui pourrait améliorer les conditions d’exploitations de tous les types de trains : grandes lignes Intercités, TER Champagne-Ardenne, Transilien et fret.

Parmi les bénéfices d’une électrification figurent une plus grande fiabilité des matériels roulants, une diminution de la pollution de l’air et une réduction significative des émissions de gaz à effet de serre.

Un projet confirmé dans le cadre du Contrat de Plan Etat Région 2007 – 2014

L’Etat, les Conseils régionaux Champagne-Ardenne et Ile-de-France, le Conseil départemental de l’Aube, la Communauté de l’agglomération du Grand Troyes, la Ville de Troyes, la Ville de Nogent-sur-Seine, la Ville de Romilly-sur-Seine, la Communauté de communes du Nogentais, la Communauté de communes des Portes de Romilly-sur-Seine, et SNCF RÉSEAU (ex-RFF) ont confirmé en 2009 leur volonté commune de réaliser l’électrification complète des sections Gretz-Troyes et Longueville-Provins.

Cet accord, sous forme d’une convention d’application des CPER 2007-2014, a permis de lancer l’actualisation des études d’avant-projet et d’engager les études préalables à l’ensemble des procédures administratives nécessaires pour préciser les conditions de réalisation des travaux.

Ce projet permettra d’assurer une desserte de meilleure qualité avec une plus grande fiabilité entre Paris et Provins pour les trains Transilien de la ligne P et entre Paris et Troyes pour les trains TET Intercités et les TER Champagne-Ardenne.

Un protocole financier finalisé en 2011 et un avant-projet adopté début 2012.

Le protocole relatif au financement complémentaire des travaux d’électrification de la ligne ferroviaire Paris-Troyes a été finalisé en décembre 2011. Puis un comité de pilotage s’est réuni le 10 février 2012 pour valider les études d’avant-projet et définir les travaux à réaliser.

L’enquête publique en 2013 et la déclaration d’utilité publique en 2014

L’enquête publique sur le projet s’est déroulée du 2 avril au 3 mai 2013. La déclaration d’utilité publique (DUP) prononcée le 27 janvier 2014.

L’inscription des travaux dans le contrat de plan Etat-Région 2015-2020

Les travaux d’électrification de la ligne Paris-Troyes ont été inscrits dans les contrats de plan Etat-Région (CPER) 2015-2020 des régions Champagne-Ardenne et Île-de-France signés en 2015, dans la suite des CPER précédents qui ont vu le financement des études.

Le secrétaire d’Etat chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche a porté son choix sur une première phase de travaux conduisant à l’électrification de la section Gretz-Armainvilliers – Nogent-sur-Seine dans l’Aube et de l’antenne Longueville-Provins en Seine-et-Marne, complétée par des aménagements anticipant la deuxième phase à Romilly-sur-Seine et Troyes dans l’Aube.

Le comité de pilotage du 5 octobre 2015 à Troyes a entériné ce choix et proposé de lancer les études de niveau projet sur les reliquats des crédits de la convention de 2009.

En mars 2016, le Département de Seine-et-Marne a fait part de son accord pour participer au financement de ce projet.